Une guerre invisible fait ravage de nos jours, et pourtant, on ne la désigne pas. Ses belligérants sont le néo-libéralisme face au modèle écologique. En ces temps douloureux, doit-on faire l'équilibre entre la croissance, qui a ses effets bénéfiques sur notre mode de vie et de consommation, et l'écologie en général qui permet la sauvegarde de notre planète et même de notre propre survie ? Ma foi, j'en doute.
Depuis sa création, l'Homme n'a cessé de créer du progrès, des améliorations dans un but : vivre mieux. Il s'est imposé (bien qu'aujourd'hui le doute soit permis) face à la nature, à « Mère nature ». On a beau les critiquer, les multinationales prospèrent car une politique basée sur le libre-échange, sur un capitalisme très prononcé est menée par la grande majorité des gouvernements du monde, la plupart de ces gouvernements ayant été élus démocratiquement. Alors, il faudrait savoir ce que l'on veut. Produire, développer, gagner en croissance et faire des bénéfices, être toujours à la pointe de la perfection. Tels sont les objectifs de ces gouvernements, en passant par la Chine communiste, les Etats-Unis ultralibéraux sans oublier la politique « sociale-libérale » de cette éphémère Europe... Ces termes sont omniprésents et ne sont pas prêts de disparaître. Mais la plupart de ces grandes firmes ont un autre point commun, celui de polluer sans compter.
Et c'est là que se pose la problématique. Obliger les grandes firmes des nouveaux pays industrialisés à réduire leurs consommations de gaz à effet de serre, à ralentir le « pompage » excessif des matières premières serait désastreux économiquement et financièrement. A cela s'ajoute que ce sont les pays les plus développés qui sont les plus durement touchés par la crise financière mondiale. En effet, la zone euro serait en récession avec une croissance négative de -4% en 2009 et je ne préfère même pas parler de la situation nord-américaine... Pour tout simplement dire que le secteur secondaire est important pour la relance, après les avis divergeront entre une relance par l'investissement, soutenue par l'opinion libérale ou une relance par la consommation qui là est d'une idéologie plus sociale.
Cependant, l'écologie ne serait-elle pas la nouvelle « technologie ultrasophistiquée » dont rêve chaque entrepreneur ? Le consommateur est très attentif aux alternatives écologiques, ce qui est un point positif, tant chez les écolos que chez les industriels. Le marché écologique (solaire, géothermie, éolien) est en progression à deux chiffres ces dernières années ! De plus, le gouvernement s'est engagé avec le Grenelle de l'Environnement à aider les consommateurs pour les achats écologiques qui coûtent encore trop cher. Or, le bon citoyen peut participer autrement à la cause écologique. En effet, il peut acheter un récupérateur d'eau, qui est à bas coût, faire de simples gestes quotidiens qui contribuent à l'amélioration du sort de la planète ou encore adhérer à une association écologique comme Greenpeace pour faire entendre la voix écologique.
Les pays en voie de développement ou les P.M.A peuvent encore polluer, mais en s'efforçant du mieux qu'ils le peuvent à changer leurs habitudes. Par contre, les pays riches peuvent dès une reprise de la croissance lancer une véritable opération écologique, ce qui serait tout simplement un bon point.
Bref, le système néolibéral est sur le point de gagner une bataille. Néanmoins, la cause écologique est bel et bien présente, et celle-ci devrait pouvoir certes perdre cette bataille, mais gagner à long terme la guerre, à condition que cela ne soit pas trop tard...
Les apparences sont trompeuses, n'est-ce pas ? Valentin n'est pas un « écolophobe », il est partisan d'une cause écologique responsable et basée sur la réflexion, et c'est un libéral. Paradoxal ?